21.11.2007
ILLKIRCH / INFORMATIQUE: CRÉATION DE 140 EMPLOIS UNILOG EST SE MET AUX COULEURS DE LOGICA
Entré dans le giron du britannique Logica CMG en janvier 2006, le groupe informatique français Unilog accélère aujourd'hui son développement. Sur la région Est, il a procédé cette année à l'embauche de 70 ingénieurs et informaticiens. Et le même rythme est prévu pour 2008.Courant février, Unilog va prendre la dénomination Logica : une page se tourne dans l'histoire de ce major du service informatique, créé en 1968, devenu numéro 4 dans l'Hexagone et numéro 2 en Alsace où il contrôle 8% du marché. « Pour assurer notre développement, commente Laurent Fèvre, le nouveau directeur d'Unilog Est, l'adossement à un partenaire de taille internationale était devenu indispensable, nous étions certes un acteur majeur en France, mais nous n'avions pas les moyens d'accompagner nos clients dans leurs projets européens, voire mondiaux ».
« Notre principal souci aujourd'hui, c'est de trouver de jeunes informaticiens sur le marché »
Grâce à Logica CMG, présent dans 41 pays avec plus de 40 000 collaborateurs, la donne n'est évidemment plus la même. D'autant que la nouvelle maison-mère s'est encore étoffée en rachetant le groupe scandinave WM Data. Concrètement, l'intégration s'est faite en douceur : « Unilog avait une culture très forte en matière de relations humaines et de formation interne, ce qui est conforté », explique Laurent Fèvre. « De plus, dit-il, le management est resté le même ». En revanche, les objectifs de croissance sont revus à la hausse : 10% en 2008.
Et sur la région Est qui couvre l'Alsace, la Lorraine et le Luxembourg, cette stratégie va se traduire, comme cette année, par l'embauche de quelque 70 ingénieurs et informaticiens. A ce jour, Unilog Est compte 300 salariés, dont 150 au Grand Duché, 130 sur le parc d'innovation d'Illkirch, 18 à Mulhouse et 8 en Lorraine. « Notre principal souci aujourd'hui, c'est de trouver de jeunes informaticiens sur le marché », lâche Thierry Sublon, directeur commercial. D'ailleurs, il ne cache pas que cette pénurie de diplômés en Alsace est d'ores et déjà un frein : « Nous pourrions faire plus de chiffre d'affaires ».
Quoi qu'il en soit, Unilog Est ne modifie en rien sa feuille de route : « Le marché est très porteur au Luxembourg, nous continuerons à renforcer nos positions au sein des banques d'affaires et des institutions européennes », annonce Laurent Fèvre.
Côté français, la société projette d'élargir sa clientèle aux grandes entreprises : « Nous sommes depuis peu chez Électricité de Strasbourg, Steelcase ou encore Soprema », indique le dirigeant. Jusque-là, Unilog travaillaient exclusivement pour quelques grands comptes, tels que le Crédit Mutuel, Peugeot, Alcatel, la CTS ou encore Arcelor-Mittal.
Or ce marché-là est aujourd'hui plus difficile, voire en légère récession au plan national. Sans compter que les poids lourds du CAC 40 et les très grands groupes exigent de plus en plus, dans leur cahier des charges, que certaines prestations soient réalisées en Inde, en Chine, bref dans des pays à bas salaires, et donc à bas coûts.
Un défi qui, là encore, sera plus facile à relever dans le cadre d'un groupe de services informatiques comme Logica qui dispose de ramifications mondiales, avec des possibilités de cotraitance dites pudiquement « off shore ».
DNA - Christian Lienhardt
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